Groupes de la Coupe du Monde 2026: tirage complet

Les 12 groupes de la Coupe du Monde 2026 avec les 48 équipes qualifiées

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12 groupes de 4 — tout le tirage décrypté

Le soir du tirage au sort, en décembre 2025, j’ai reçu 14 messages en l’espace de trois minutes. Tous posaient la même question: « C’est bon pour la Belgique ? » La réponse courte: oui, le Groupe G est gérable. La réponse longue exige un examen approfondi des 12 groupes de la Coupe du Monde 2026, de leurs dynamiques internes et de leurs implications pour les marchés de paris — ce que ce pillar propose de faire, groupe par groupe.

Le tirage a produit des configurations variées: des groupes à favori unique et dominant (Groupe E avec l’Allemagne, Groupe J avec l’Argentine), des groupes équilibrés où trois équipes peuvent prétendre aux deux premières places (Groupe F, Groupe L), et des groupes à sous-intrigue culturelle ou historique (Groupe C avec Brésil vs Maroc, Groupe I avec France vs Norvège et le duel Mbappé-Haaland). Pour les parieurs luxembourgeois, les Groupes G et I sont les épicentres d’intérêt — mais les opportunités de value bets se trouvent souvent dans les groupes les moins médiatisés, là où l’attention des bookmakers est moins concentrée et les modèles de cotes moins affinés.

Ce pillar détaille les 12 groupes du Mondial 2026 avec un focus approfondi sur les Groupes G (Belgique) et I (France), des tableaux de cotes de qualification, un pronostic de classement pour chaque poule, et une analyse du format éliminatoire inédit — le Round of 32 — qui prolonge la phase de groupes en une compétition à 32 équipes. Chaque section est conçue pour être consultée indépendamment, mais la lecture complète offre une vision panoramique des enjeux du tournoi.

Vue rapide — les 12 groupes

GroupeÉquipe 1Équipe 2Équipe 3Équipe 4
AMexiqueCorée du SudAfrique du SudTchéquie
BCanadaBosnie-HerzégovineQatarSuisse
CBrésilMarocHaïtiÉcosse
DÉtats-UnisParaguayAustralieTurquie
EAllemagneCuraçaoCôte d’IvoireÉquateur
FPays-BasJaponSuèdeTunisie
GBelgiqueÉgypteIranNouvelle-Zélande
HEspagneCabo VerdeArabie saouditeUruguay
IFranceSénégalIrakNorvège
JArgentineAlgérieAutricheJordanie
KPortugalRD CongoOuzbékistanColombie
LAngleterreCroatieGhanaPanama

Tableau complet des groupes A à L

Avant de plonger dans les analyses individuelles, une lecture transversale des 12 groupes révèle trois catégories distinctes. Les groupes « à favori clair » sont ceux où une sélection domine nettement par le classement FIFA et les cotes: Groupes A (Mexique), E (Allemagne), G (Belgique), H (Espagne), I (France), J (Argentine). Dans ces six groupes, le vainqueur est identifié avec une probabilité supérieure à 55 % — le suspense porte sur la deuxième place et l’identité du troisième qualifiable.

Les groupes « équilibrés » offrent un scénario plus ouvert: Groupes B (Canada et Suisse au coude à coude), D (États-Unis, Turquie, Australie et Paraguay séparés par moins de 20 places FIFA), F (Pays-Bas et Japon comme co-favoris), K (Portugal et Colombie en lutte pour la première place), L (Angleterre et Croatie). Ces groupes sont les terrains de chasse privilégiés des parieurs — les cotes de qualification y sont plus proches de 2.00 que de 1.20, et la marge d’erreur des bookmakers est plus grande.

Enfin, le Groupe C (Brésil, Maroc, Haïti, Écosse) est un cas particulier: deux favoris nets (Brésil et Maroc) et deux outsiders dont l’un est un débutant historique (Haïti). La bataille pour la première place entre le Brésil et le Maroc est l’une des plus passionnantes du tournoi, avec des implications directes sur le tableau éliminatoire — le premier de ce groupe évite potentiellement une grosse affiche au Round of 32.

Pour chaque groupe, les marchés de paris se déclinent en trois niveaux: vainqueur du groupe, classement exact et qualification (oui/non). Le marché « qualification » est celui que je recommande en priorité pour les parieurs qui débutent — il offre un bon ratio rendement/probabilité, surtout dans les groupes où le mécanisme des meilleurs troisièmes augmente les chances de sortie.

Analyse visuelle des 12 groupes de la Coupe du Monde 2026 avec niveaux de difficulté

Groupe G — Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande

Quand vous vivez au Luxembourg et que vous regardez le tirage de la Coupe du Monde, c’est le Groupe G que vous cherchez en premier. La Belgique y figure en tête de série avec un classement FIFA de 9e mondial, suivie par l’Iran (20e), l’Égypte (31e) et la Nouvelle-Zélande (85e). Sur le papier, c’est un groupe que les Diables Rouges doivent dominer — et les cotes confirment cette lecture, avec la Belgique cotée à 1.35 pour terminer première.

Mais le papier brûle vite en Coupe du Monde. L’Égypte de Mohamed Salah est une équipe taillée pour les compétitions courtes: un bloc défensif compact, des transitions rapides exploitant la vitesse de Salah, et une expérience collective forgée lors des Coupes d’Afrique. Le match Belgique vs Égypte (15 juin, Seattle, 21h00 CEST) est le choc du groupe — et le marché des paris le traite comme tel, avec une cote égyptienne souvent au-dessus de 4.00, ce qui implique une probabilité de victoire d’environ 22 %. Mon analyse place la probabilité réelle de l’Égypte plus proche de 26-28 %, portée par le facteur Salah et la fatigue du décalage horaire pour les Belges.

L’Iran est le troisième homme de ce groupe. La sélection iranienne a une tradition de performances défensives solides en Coupe du Monde — en 2022, elle n’avait perdu que de justesse contre les États-Unis (0-1) et l’Angleterre (2-6, un score trompeur lié à un effondrement en seconde période). Le match Belgique vs Iran (21 juin, Los Angeles, 21h00 CEST) pourrait être plus serré que prévu si l’Iran adopte un 5-4-1 compact et attend les erreurs belges.

La Nouvelle-Zélande, seul représentant de l’OFC, est l’outsider le plus prononcé du groupe. Les All Whites n’ont remporté qu’un seul match en trois participations à la Coupe du Monde (le mémorable 1-1 contre l’Italie en 2010 ne compte pas comme une victoire). Leur qualification tient au format élargi qui attribue une place automatique à l’Océanie. Sur le marché des paris, la cote de la Nouvelle-Zélande pour se qualifier dépasse 12.00 — un pari de très longue portée, même avec le système des meilleurs troisièmes.

Calendrier Groupe G en heure CEST

DateMatchStadeHeure CEST
15 juinBelgique vs ÉgypteLumen Field, Seattle21h00
15 juinIran vs Nouvelle-ZélandeBC Place, Vancouver23h00
21 juinBelgique vs IranSoFi Stadium, Los Angeles21h00
21 juinÉgypte vs Nouvelle-ZélandeLumen Field, Seattle23h00
27 juinNouvelle-Zélande vs BelgiqueBC Place, Vancouver05h00
27 juinÉgypte vs IranSoFi Stadium, Los Angeles05h00

La troisième journée se joue intégralement à 05h00 CEST — un créneau de nuit blanche pour les téléspectateurs luxembourgeois. Si la Belgique a déjà assuré sa qualification après deux matchs (ce qui est probable avec deux victoires), le troisième match contre la Nouvelle-Zélande sera l’occasion pour le sélectionneur de faire tourner son effectif. Pour les parieurs, cette rotation d’effectif est un facteur clé: un match à enjeu réduit pour la Belgique mais décisif pour la Nouvelle-Zélande crée une asymétrie de motivation que les cotes ne reflètent pas toujours.

Pronostic de sortie du Groupe G

Mon classement final prédit: Belgique première (7 points), Égypte deuxième (4 points), Iran troisième (3 points, meilleur troisième potentiel), Nouvelle-Zélande quatrième (0 point). La Belgique est le favori le plus clair de ce groupe, avec un avantage technique et physique sur chacun de ses adversaires. J’anticipe une victoire belge serrée contre l’Égypte (1-0 ou 2-1), une victoire plus nette contre l’Iran (2-0), et un match géré à effectif remanié contre la Nouvelle-Zélande.

L’Égypte devrait assurer la deuxième place grâce à des victoires contre l’Iran et la Nouvelle-Zélande, même en cas de défaite face à la Belgique. La clé pour les Pharaons est le match Égypte vs Iran (27 juin, 05h00 CEST) — un affrontement direct pour la deuxième place qui se jouera dans un stade californien à une heure où ni les supporters égyptiens ni les supporters iraniens ne seront en nombre. L’ambiance neutre favorise le jeu tactique, et c’est un domaine où l’Égypte de Carlos Queiroz excelle.

L’Iran, avec sa rigueur défensive, peut accrocher un nul contre l’Égypte et battre la Nouvelle-Zélande — ce qui lui donnerait 4 points et une chance réelle de figurer parmi les 8 meilleurs troisièmes. Le value bet que je retiens sur le Groupe G: Iran qualifié (en tant que meilleur troisième), coté à environ 4.50. Le profil défensif iranien est exactement celui qui profite du système des meilleurs troisièmes — peu de buts concédés, nuls arrachés, différence de buts serrée. C’est un pari à risque modéré avec un rendement attractif.

Groupe I — France, Sénégal, Irak, Norvège

Le Groupe I est celui que les analystes surnomment « le groupe de la star » — pas pour la difficulté globale, mais pour la concentration de vedettes individuelles. Mbappé (France), Haaland (Norvège), Sadio Mané (Sénégal): trois des meilleurs attaquants de la planète dans le même groupe. Pour les parieurs, cette densité offensive oriente vers les marchés de buts (over/under, buteur) plutôt que les marchés de résultats purs.

La France est le favori incontesté, cotée à 1.30 pour la première place du groupe. Les Bleus disposent de la meilleure profondeur d’effectif du tournoi — un avantage décisif dans un format qui exige trois matchs de poule en 12 jours, avec un potentiel de quatre matchs supplémentaires en phase éliminatoire. Deschamps peut aligner deux onze de départ de niveau comparable, une ressource que ni le Sénégal, ni la Norvège, ni l’Irak ne possèdent. La cote de la France pour le sans-faute (trois victoires) tourne autour de 2.80 — un marché que je trouve correctement évalué cette fois.

Le Sénégal, champion d’Afrique 2022, est le concurrent principal pour la deuxième place, devant la Norvège d’Erling Haaland. Le football sénégalais a franchi un cap depuis la victoire continentale sous Aliou Cissé, avec une génération de joueurs évoluant en Premier League, en Ligue 1 et en Bundesliga. Leur atout principal est collectif: un pressing organisé, des transitions léchées et une résilience mentale forgée dans les compétitions africaines. Sur le marché de la qualification, le Sénégal est coté à environ 1.45 — une cote serrée qui reflète un consensus: le Sénégal passera, la question est de savoir en quelle position.

L’Irak, de retour en Coupe du Monde après 40 ans d’absence (la dernière participation remonte au Mexique 1986), est l’invité surprise du groupe. Qualifié via le playoff interconfédéral, la sélection irakienne apporte une motivation émotionnelle sans équivalent dans ce groupe — chaque minute sur le terrain est un événement historique pour le football irakien. Sur le marché des paris, la cote de l’Irak pour se qualifier est d’environ 8.00, un reflet de la difficulté du tirage mais aussi d’un manque de connaissance des bookmakers européens sur le niveau réel de cette équipe.

La Norvège est l’outsider européen du groupe, avec un atout majeur: Erling Haaland. Le buteur de Manchester City est une menace permanente dans la surface — sa capacité à convertir la moindre occasion est documentée par des statistiques de xG (expected goals) parmi les meilleures d’Europe. Le match France vs Norvège (28 juin, Boston, 21h00 CEST) sera le duel tactique le plus intéressant du groupe: la défense française de Saliba et Upamecano face à la puissance de Haaland. Pour les parieurs, le marché « Haaland marque » dans ce match offre généralement une cote attractive autour de 2.80.

Calendrier Groupe I en heure CEST

DateMatchStadeHeure CEST
16 juinFrance vs SénégalMetLife Stadium, NY/NJ21h00
16 juinIrak vs NorvègeLincoln Financial Field, Philadelphie23h00
22 juinFrance vs IrakLincoln Financial Field, Philadelphie23h00
22 juinSénégal vs NorvègeMetLife Stadium, NY/NJ23h00
28 juinNorvège vs FranceGillette Stadium, Boston21h00
28 juinSénégal vs IrakLincoln Financial Field, Philadelphie21h00

Les horaires du Groupe I sont très favorables pour le Luxembourg: 21h00 et 23h00 CEST, sans aucun match en pleine nuit. La troisième journée se joue à 21h00, un créneau de prime time qui garantira des audiences élevées et un volume de paris en direct conséquent. Ce volume est un avantage pour les parieurs en live, car il améliore la liquidité et réduit les spreads de cotes.

Pronostic de sortie du Groupe I

Mon classement anticipé: France première (9 points), Sénégal deuxième (4 points), Norvège troisième (3 points), Irak quatrième (1 point). La France a les moyens de réaliser un sans-faute en phase de groupes — ce qui serait conforme à son historique récent (trois victoires en poule au Mondial 2018). Le Sénégal devrait battre l’Irak et la Norvège pour assurer la deuxième place. Haaland peut voler un match à lui seul, mais la Norvège manque de profondeur collective pour rivaliser sur trois rencontres.

Le scénario alternatif — et le plus intéressant pour les parieurs — est une surprise norvégienne lors du match Sénégal vs Norvège (22 juin, 23h00 CEST). Si Haaland marque tôt et que la Norvège gère son avance, le classement se resserre et le troisième match (Norvège vs France) devient un enjeu de qualification directe. Ce scénario est coté implicitement à environ 35 % — une probabilité que je considère comme légèrement sous-évaluée, ce qui en fait un terrain d’exploration pour les paris de groupe.

Autres groupes à suivre

Au-delà des Groupes G et I, cinq groupes méritent une attention particulière des parieurs — chacun pour une raison différente. Le Groupe C (Brésil, Maroc, Haïti, Écosse) promet un choc au sommet entre deux des meilleures défenses du tournoi. Le Groupe D (États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie) est le plus ouvert de la compétition. Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie) offre un duel asiatique-européen qui pourrait redéfinir les rapports de force. Le Groupe K (Portugal, RD Congo, Ouzbékistan, Colombie) cache un piège pour Cristiano Ronaldo et les siens. Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le candidat le plus sérieux au titre de « groupe de la mort ».

Le Groupe K est celui que je surveille le plus pour les value bets. La Colombie, cotée troisième derrière le Portugal et la RD Congo, est à mon avis sous-estimée. L’équipe de Néstor Lorenzo possède une colonne vertébrale solide (Luis Díaz, Jhon Arias, Richard Ríos) et un palmarès récent en Copa América (finaliste 2024) qui témoigne de sa compétitivité. La cote de la Colombie pour terminer première du Groupe K dépasse souvent 3.50 — une valeur que je considère excessive compte tenu du parcours qualificatif colombien en CONMEBOL, terminé devant le Chili, le Paraguay et le Pérou.

Le Groupe D mérite aussi une mention spéciale. C’est le groupe du pays hôte principal (États-Unis), mais les trois autres sélections — Paraguay, Australie, Turquie — sont séparées par moins de 15 places au classement FIFA. L’avantage du terrain pour les Américains est réel (public, logistique, acclimatation), mais il est déjà intégré dans les cotes. Les vrais value bets de ce groupe se trouvent sur la Turquie, une sélection portée par les performances individuelles d’Arda Güler et par un sélectionneur (Vincenzo Montella) qui a transformé le jeu turc depuis sa nomination. La cote turque pour la qualification oscille autour de 1.80, ce qui me semble correct — mais la cote pour terminer premier du groupe (4.50) offre un rendement disproportionné par rapport au risque.

Groupe de la mort — lequel ?

L’expression « groupe de la mort » est galvaudée, mais elle conserve un sens précis: un groupe où au moins trois des quatre équipes ont des ambitions réalistes de progression dans le tournoi, et où le niveau moyen est significativement supérieur à la moyenne des 12 groupes. En 2026, deux groupes rivalisent pour ce titre.

Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le premier candidat. L’Angleterre (4e FIFA) et la Croatie (10e) sont deux habitués du dernier carré des grands tournois. Le Ghana, quart-de-finaliste en 2010, dispose d’une génération de talents évoluant dans les grands clubs européens. Seul Panama, présent pour son deuxième Mondial, fait figure d’outsider net. La densité de ce groupe se reflète dans les cotes: l’Angleterre est cotée à 1.55 pour la première place — une cote inhabituellement élevée pour une sélection de son calibre, signe que les bookmakers intègrent la menace croate.

Le Groupe H (Espagne, Cabo Verde, Arabie saoudite, Uruguay) est le deuxième candidat. L’Espagne et l’Uruguay sont deux champions du monde en activité (2010 et 1930/1950 respectivement). L’Arabie saoudite a prouvé en 2022 qu’elle pouvait battre n’importe qui en match de poule. Cabo Verde est le seul élément inconnu, mais son profil défensif peut provoquer des résultats serrés qui redistribuent les cartes du classement.

Mon verdict: le Groupe L est le plus difficile du Mondial 2026 en termes de niveau moyen des quatre équipes. Le Groupe H est le plus imprévisible en termes de résultats potentiels. Pour les parieurs, c’est dans ces groupes que les combinés « classement exact » offrent les cotes les plus intéressantes — précisément parce que les issues sont multiples et que les bookmakers peinent à fixer des probabilités précises.

Format éliminatoire — Round of 32

Le Round of 32 est la grande innovation structurelle de la Coupe du Monde 2026, et la plupart des parieurs que je conseille n’en maîtrisent pas encore les implications. Voici l’essentiel. Après la phase de groupes, 32 équipes sont qualifiées: les 24 premiers et deuxièmes de groupe, plus les 8 meilleurs troisièmes. Ces 32 équipes entrent dans un tableau à élimination directe qui commence par 16 matchs en quatre jours, du 1er au 4 juillet.

Le tirage du tableau éliminatoire n’est pas aléatoire — il suit un schéma prédéfini par la FIFA, similaire à celui de l’Euro. Les premiers de groupe affrontent un deuxième ou un troisième d’un autre groupe, avec un avantage de positionnement dans le tableau. Les deuxièmes croisent un premier ou un troisième. Les troisièmes, logiquement, héritent des adversaires les plus coriaces — ce qui explique le taux d’élimination élevé des troisièmes au Round of 32.

L’un des enjeux tactiques les plus sous-estimés du Round of 32 concerne la récupération physique. Une équipe qui termine sa phase de groupes le 28 juin et joue le Round of 32 le 1er juillet ne dispose que de trois jours de repos. En revanche, une équipe dont le dernier match de poule est programmé le 25 juin bénéficie de six jours — soit le double. Cet écart de récupération, invisible dans les cotes, est un facteur statistiquement significatif. Lors de l’Euro 2016, les troisièmes qualifiés disposant de moins de quatre jours de repos ont perdu 75 % de leurs matchs de huitièmes de finale.

Pour les parieurs, le Round of 32 crée un marché de paris nouveau et encore sous-exploité. Les cotes de match à ce stade sont fixées tardivement (24 à 48 heures avant la rencontre), ce qui laisse peu de temps aux bookmakers pour affiner leurs modèles — et peu de temps aux parieurs pour identifier la valeur. Mon conseil: anticipez les scénarios de qualification dès la phase de groupes. Si la Belgique termine première du Groupe G, identifiez son adversaire probable au Round of 32 et préparez votre analyse à l’avance. L’anticipation est l’avantage le plus sous-estimé en paris sportifs, et ce Round of 32 inédit en Coupe du Monde est le terrain idéal pour en tirer profit.

Cotes de qualification par groupe

Le marché des cotes de qualification par groupe est celui où j’ai trouvé le plus de valeur lors des tournois précédents. La raison est simple: les bookmakers calibrent ces cotes en se basant sur le classement FIFA et la perception publique, alors que la réalité d’un groupe de Coupe du Monde dépend aussi de facteurs tactiques, climatiques et psychologiques qui ne figurent dans aucun algorithme standard.

Tableau des cotes de qualification par groupe pour la Coupe du Monde 2026
GroupeFavori 1erCote 1erFavori qualifiéCote qualificationValue bet identifié
AMexique1.55Corée du Sud1.40Tchéquie qualifiée (3e) — 4.00
BSuisse1.90Canada1.50Qatar qualifié (3e) — 5.50
CBrésil1.40Maroc1.35Écosse qualifiée (3e) — 5.00
DÉtats-Unis1.80Turquie1.65Paraguay qualifié — 2.20
EAllemagne1.20Côte d’Ivoire1.55Équateur 2e — 3.20
FPays-Bas1.65Japon1.30Japon 1er — 2.80
GBelgique1.35Égypte1.45Iran qualifié (3e) — 4.50
HEspagne1.45Uruguay1.50Arabie saoudite qualifiée — 3.80
IFrance1.30Sénégal1.45Norvège 2e — 4.00
JArgentine1.25Algérie1.80Autriche 2e — 2.50
KPortugal1.50Colombie1.35Colombie 1re — 3.50
LAngleterre1.55Croatie1.40Ghana qualifié (3e) — 5.00

Les cotes ci-dessus sont indicatives et basées sur les marchés d’avril 2026. Elles évolueront à l’approche du tournoi en fonction des blessures, des matchs amicaux de préparation et du volume de paris. La colonne « value bet identifié » reflète mon analyse personnelle — des paris où j’estime que la cote est supérieure à la probabilité réelle de l’événement. Chaque value bet est argumenté dans les pages d’analyse par groupe.

Deux tendances transversales ressortent de ce tableau. La première: les cotes de qualification des troisièmes sont systématiquement trop élevées dans les groupes à favori dominant. Quand une grande sélection domine son groupe, le troisième récupère souvent des points précieux lors des confrontations entre outsiders — l’Iran dans le Groupe G, la Tchéquie dans le Groupe A, le Ghana dans le Groupe L. Le système des meilleurs troisièmes, nouveau en Coupe du Monde, n’est pas encore bien intégré dans les modèles de pricing des bookmakers.

La deuxième tendance: les groupes les plus ouverts (D, F, K) offrent les meilleures cotes pour les paris sur le vainqueur du groupe, simplement parce que l’incertitude est maximale. Dans le Groupe D, aucune des quatre équipes n’a une cote inférieure à 1.80 pour la première place — une rareté qui crée un marché attractif pour les paris à cote élevée. Le Groupe F présente un profil similaire, avec les Pays-Bas et le Japon dans un mouchoir de poche et la Suède et la Tunisie capables de bousculer les deux favoris.

12 groupes, 72 matchs, et la phase la plus riche en opportunités

La phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 est un marathon de 18 jours qui concentre 72 matchs — soit 69 % du total des rencontres du tournoi. C’est dans cette phase que les parieurs ont le plus d’occasions d’identifier de la valeur, précisément parce que les bookmakers travaillent avec des données limitées sur un format inédit à 48 équipes et des confrontations souvent inédites entre sélections de confédérations différentes.

Pour les résidents du Luxembourg, les Groupes G (Belgique) et I (France) seront les épicentres émotionnels du tournoi. Les Diables Rouges disposent d’un tirage favorable mais doivent se méfier de l’Égypte de Salah. Les Bleus dominent leur groupe sur le papier mais affrontent une Norvège portée par Haaland et un Sénégal collectivement redoutable. Au-delà de ces deux groupes, les Groupes L (Angleterre-Croatie) et K (Portugal-Colombie) offrent les configurations les plus intéressantes pour les paris de qualification.

Ce pillar sera mis à jour avec les résultats de la phase de groupes à mesure qu’ils seront connus. Pour une analyse approfondie de chaque groupe, consultez les pages dédiées au Groupe G et au Groupe I, ainsi que les fiches individuelles de chaque équipe via la page des 48 équipes du Mondial 2026.

Combien d’équipes passent les phases de groupes ?

32 équipes sur 48 se qualifient pour la phase éliminatoire. Les deux premiers de chaque groupe (24 équipes) sont directement qualifiés, et les 8 meilleures troisièmes places complètent le tableau du Round of 32.

L’Égypte peut-elle devancer la Belgique dans le Groupe G ?

C’est peu probable mais pas impossible. L’Égypte, portée par Mohamed Salah, dispose d’un bloc défensif compact et de transitions rapides. La cote égyptienne pour la première place du Groupe G dépasse 5.00, ce qui reflète un scénario plausible mais minoritaire. Le match direct Belgique vs Égypte le 15 juin sera déterminant.

Quel est le groupe le plus relevé du Mondial 2026 ?

Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le groupe de la mort avec le niveau moyen le plus élevé. Le Groupe H (Espagne, Cabo Verde, Arabie saoudite, Uruguay) est le plus imprévisible en termes de résultats potentiels.

Créé par la rédaction de « Lucdmfootball ».