Les 48 équipes de la Coupe du Monde 2026

Les 48 sélections qualifiées pour la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada

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48 nations, un seul trophée

Quand j’ai regardé le tirage au sort en décembre 2025, un nom m’a fait hausser les sourcils: Curaçao. Une île de 150 000 habitants dans les Caraïbes néerlandaises, au même tableau que l’Allemagne. Puis Cabo Verde, la Jordanie, l’Ouzbékistan — quatre sélections qui n’avaient jamais disputé une Coupe du Monde. Ajoutez à cela le retour de l’Irak après 40 ans d’absence et l’élimination de l’Italie pour la troisième fois consécutive, et vous obtenez le plateau le plus imprévisible de l’histoire du Mondial.

Ce format élargi à 48 équipes de la Coupe du Monde 2026 n’est pas un simple gonflement des effectifs. Il redistribue les cartes géopolitiques du football: l’Afrique passe de 5 à 9 représentants, l’Asie de 4,5 à 8, la CONCACAF de 3,5 à 6. L’Europe conserve sa domination numérique avec 16 places, mais sa part relative diminue de 40 % à 33 %. Pour les parieurs, cette diversification multiplie les configurations de matchs inédits et, avec eux, les opportunités de valeur sur un marché qui manque de données historiques pour calibrer ses cotes.

Ce pillar passe en revue l’ensemble des 48 sélections qualifiées, des super-favoris aux débutants, avec un focus approfondi sur la Belgique et la France — les deux équipes que la communauté francophone du Luxembourg suivra de plus près. Chaque section intègre des éléments d’analyse utiles pour les paris: classement FIFA, forme récente, profil tactique et cotes.

Chiffres clés par confédération

ConfédérationPlacesÉvolution vs 2022Meilleur classement FIFA
UEFA (Europe)16+3France (2e)
CAF (Afrique)9+4Maroc (13e)
AFC (Asie)8+3,5Japon (15e)
CONMEBOL (Am. du Sud)6+1,5Argentine (1er)
CONCACAF (Am. du Nord)6+2,5États-Unis (14e)
OFC (Océanie)1+0,5Nouvelle-Zélande (85e)
Playoffs interconfédéraux2NouveauIrak (20e)

Les favoris du Mondial 2026

Qui gagnera la Coupe du Monde ? Si la réponse était simple, les bookmakers feraient faillite. Mais après neuf ans d’analyse des grands tournois, je distingue un schéma récurrent: le vainqueur final fait presque toujours partie d’un groupe de cinq à sept sélections dont la cote initiale est inférieure à 10.00. Depuis 2006, chaque champion du monde figurait dans le top 5 des cotes avant le tournoi — l’exception étant l’Espagne en 2010, cotée entre 6.00 et 8.00 selon les opérateurs.

Pour 2026, le cercle des favoris est étonnamment large. L’Argentine défend son titre avec une équipe en transition générationnelle — la question Messi (présence incertaine à 39 ans) pèse sur l’évaluation de leur potentiel offensif, mais la structure collective bâtie par Lionel Scaloni fonctionne désormais au-delà d’un seul homme. La France, finaliste en 2022 et double championne du monde, dispose de la meilleure profondeur de banc du tournoi: Mbappé, Tchouaméni, Camavinga, Saliba — chaque poste a un titulaire de classe mondiale et un remplaçant de très haut niveau.

Le Brésil, quintuple champion, revient avec une génération emmenée par Vinicius Jr. et Rodrygo, deux joueurs du Real Madrid dont la complicité est un atout majeur. L’Angleterre, finaliste de l’Euro 2024, possède un effectif équilibré entre jeunesse (Bellingham, Saka) et expérience (Kane, Rice). L’Espagne, championne d’Europe en titre avec Lamine Yamal et Pedri, est peut-être la sélection dont le potentiel de progression est le plus élevé pendant le tournoi. L’Allemagne et le Portugal complètent le premier cercle.

La Belgique, malgré une « golden generation » vieillissante, reste dans la conversation grâce à De Bruyne, Courtois et la montée en puissance de Doku et Openda. Sa cote de 15.00 pour le titre reflète un scepticisme du marché que je trouve partiellement excessif — la Belgique a les armes pour atteindre les quarts, voire les demi-finales, et une cote de 3.50 à 4.00 pour « atteindre le dernier carré » offre un rendement intéressant.

Tableau des favoris — cotes et classement

Rang cotesSélectionClassement FIFACote vainqueur (indicative)Meilleur résultat récent
1Argentine1er5.50Championne du monde 2022
2France2e6.00Finaliste 2022, demi-finaliste Euro 2024
3Brésil5e7.00Quarts de finale 2022
4Angleterre4e8.00Finaliste Euro 2024
5Espagne3e8.50Championne d’Europe 2024
6Allemagne7e10.00Quarts Euro 2024 (hôte)
7Portugal6e12.00Quarts Euro 2024
8Belgique9e15.00Quarts Euro 2024

Ce tableau met en lumière un point essentiel: l’écart de cotes entre le favori n°1 (Argentine à 5.50) et le n°8 (Belgique à 15.00) est relativement faible comparé aux Mondiaux précédents. En 2022, le Brésil était coté à 3.50 — un niveau de favoritisme que personne n’atteint en 2026. Le marché est ouvert, et c’est précisément dans cette ouverture que les parieurs avisés trouvent de la valeur.

Je note aussi que les cotes ne reflètent pas toujours la dynamique de forme. L’Espagne, championne d’Europe en titre avec une équipe rajeunie autour de Yamal, Pedri et Rodri, devrait logiquement figurer plus haut. Sa cote de 8.50 est en partie compressée par la perception d’un groupe H délicat (Uruguay, Arabie saoudite) et par un palmarès mondial modeste (un seul titre en 2010). Pour un analyste, cette perception biaisée est une porte d’entrée vers un value bet potentiel.

Focus Belgique — Groupe G

Je le dis sans détour: la Belgique est l’équipe qui me fascine le plus dans ce Mondial 2026. Pas parce qu’elle est la plus forte — elle ne l’est pas. Mais parce qu’elle incarne un paradoxe tactique rare: une « golden generation » en fin de cycle qui dispose encore de suffisamment de talent pour bousculer n’importe quel adversaire, à condition que les pièces s’emboîtent pendant quatre semaines.

Les Diables Rouges ont hérité du Groupe G avec l’Égypte (31e FIFA), l’Iran (20e) et la Nouvelle-Zélande (85e). C’est un tirage gérable sur le papier — la Belgique est favorite pour la première place — mais les pièges existent. L’Égypte de Mohamed Salah est une équipe construite pour les grands rendez-vous, et l’Iran possède une rigueur défensive qui a déjà fait trébucher des favoris en phase de groupes (Portugal en 2018, Angleterre en 2022).

Le calendrier belge en phase de groupes commence à Seattle (vs Égypte le 15 juin, 21h00 CEST), passe par Los Angeles (vs Iran le 21 juin, 21h00 CEST) et se termine à Vancouver (vs Nouvelle-Zélande le 27 juin, 05h00 CEST). Les deux premiers matchs bénéficient d’horaires de prime time européen. Le troisième, en pleine nuit pour les téléspectateurs luxembourgeois, sera probablement le match où le sélectionneur belge fera tourner son effectif — surtout si la qualification est déjà assurée après deux journées.

Pour une analyse tactique complète des Diables Rouges, incluant les joueurs clés et les cotes de qualification, je vous renvoie à la page dédiée à la Belgique au Mondial 2026.

Joueurs clés des Diables Rouges

Kevin De Bruyne aura 35 ans pendant le tournoi. C’est probablement sa dernière Coupe du Monde, et cette dimension émotionnelle pèse sur sa motivation — dans le bon sens. En club, son influence sur le jeu de Manchester City a diminué en volume de minutes, mais pas en qualité: ses passes décisives par 90 minutes restent parmi les meilleures d’Europe. En sélection, il est le créateur principal, le tireur de coups de pied arrêtés et le leader technique. Si De Bruyne est en forme physique, la Belgique peut battre n’importe qui. Si sa condition est incertaine, le plan B passe par Youri Tielemans, moins spectaculaire mais plus régulier.

Thibaut Courtois est le deuxième pilier indiscutable. Le gardien du Real Madrid, après sa blessure au genou en 2023, est revenu à son meilleur niveau depuis la saison 2024-2025. Sa présence dans les buts belges change la donne sur le marché des paris: les matchs « Under » et les clean sheets de la Belgique sont directement corrélés à sa disponibilité. Une Belgique avec Courtois concède en moyenne 0,7 but par match en compétition officielle depuis 2024 ; sans lui, cette moyenne monte à 1,4.

Jérémy Doku représente la nouvelle vague. À 24 ans, l’ailier de Manchester City apporte une vitesse et une capacité de dribble qui déstabilisent les défenses les plus organisées. Son profil — percées sur le flanc gauche, centres en retrait, frappes en diagonale — est l’arme idéale contre les blocs bas que la Belgique affrontera en Groupe G. Loïs Openda en pointe, Amadou Onana au milieu et Charles De Ketelaere en soutien complètent un effectif qui mélange expérience et fougue.

Focus France — Groupe I

La France vise un troisième titre mondial après 1998 et 2018. Seuls le Brésil (5 titres), l’Allemagne (4) et l’Italie (4, mais absente en 2026) ont fait mieux ou aussi bien. L’ambition des Bleus est claire et publique: Didier Deschamps, s’il est toujours en poste — des rumeurs de succession par Zinedine Zidane circulent depuis 2025 — n’a jamais caché que la Coupe du Monde est son objectif ultime.

Le Groupe I associe la France au Sénégal (21e FIFA), à l’Irak (20e) et à la Norvège (26e). C’est un groupe qui semble confortable pour les Bleus, mais la présence d’Erling Haaland avec la Norvège et la solidité collective du Sénégal interdisent toute décontraction. Le Sénégal, champion d’Afrique 2022 et quart-de-finaliste au Mondial 2022, possède un effectif rodé aux compétitions internationales avec Ismaïla Sarr, Kalidou Koulibaly et une nouvelle génération de milieux formés dans les académies françaises. L’Irak, qualifié via le playoff interconfédéral, est le vrai outsider du groupe — mais son retour en Coupe du Monde après 40 ans d’absence génère une motivation collective qui ne se mesure pas uniquement au classement FIFA.

Le match France vs Sénégal en ouverture de groupe (16 juin, 21h00 CEST au MetLife Stadium) sera le premier test sérieux. Le MetLife Stadium, théâtre de la finale le 19 juillet, offre un décor symbolique pour l’entrée en lice des Bleus. Ce premier match est historiquement le plus imprévisible pour les favoris — en 2022, l’Argentine avait perdu son match d’ouverture contre l’Arabie saoudite — et les cotes du 1X2 reflètent ce risque avec une cote française généralement autour de 1.45, soit une probabilité implicite de 69 %.

Le calendrier des Bleus en phase de groupes offre des horaires très favorables pour le Luxembourg: 21h00 CEST pour le premier match (vs Sénégal), 23h00 pour le deuxième (vs Irak le 22 juin à Philadelphie) et 21h00 pour le troisième (vs Norvège le 28 juin à Boston). Contrairement à la Belgique, aucun match français ne tombe dans le créneau de nuit profonde.

Les Bleus — effectif attendu

Kylian Mbappé est le capitaine, le buteur principal et le visage de cette équipe de France. À 27 ans, il est dans la plénitude de sa carrière — vite, décisif, capable de résoudre un match en un instant. Ses statistiques avec les Bleus sont vertigineuses: plus de 50 buts en sélection, une régularité de buteur qui le place dans les favoris pour le Soulier d’or du Mondial. Sur le marché des paris, Mbappé est généralement coté entre 7.00 et 9.00 pour terminer meilleur buteur du tournoi — une cote qui reflète à la fois son talent et la concurrence (Haaland, Vinicius Jr., Kane).

Derrière Mbappé, la profondeur de l’effectif français est son principal avantage compétitif. Au milieu, Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga forment un duo du Real Madrid qui allie puissance physique et qualité technique. En défense, William Saliba et Dayot Upamecano apportent de la solidité aérienne et de la vitesse. Le gardien Mike Maignan a pris la succession d’Hugo Lloris avec une autorité qui ne souffre pas de contestation — ses arrêts réflexes et son jeu au pied en font l’un des meilleurs portiers du tournoi.

Le point d’interrogation concerne le système tactique. Deschamps a oscillé entre un 4-3-3 offensif et un 4-2-3-1 plus prudent, selon l’adversaire. Lors des grands tournois, il a historiquement privilégié la solidité — ce qui se traduit par des matchs à faible nombre de buts et une efficacité sur coups de pied arrêtés. Pour les parieurs, cette tendance à la prudence en phase éliminatoire oriente vers les marchés « Under 2.5 buts » dans les matchs de la France à partir du Round of 32.

Répartition par confédération

Le football mondial s’est longtemps résumé à un duel Europe-Amérique du Sud. Cette époque est révolue. Le Mondial 2026 marque l’irruption massive de l’Afrique et de l’Asie sur la scène mondiale — une tendance qui s’accélère depuis la demi-finale marocaine en 2022 et les victoires régulières du Japon et de la Corée du Sud contre des sélections européennes.

Répartition des 48 équipes de la Coupe du Monde 2026 par confédération FIFA

UEFA — 16 équipes

L’Europe aligne le contingent le plus large avec 16 sélections, mais la qualité est inégale. Le premier tiers (France, Angleterre, Espagne, Allemagne, Portugal, Belgique, Pays-Bas) regroupe des candidats au titre ou des outsiders sérieux — sept sélections qui comptent ensemble 12 titres mondiaux. Le deuxième tiers (Croatie, Suisse, Autriche, Écosse, Norvège) comprend des équipes capables de passer la phase de groupes sans pouvoir prétendre au titre. La Croatie, troisième en 2022 et finaliste en 2018, se situe à la frontière entre le premier et le deuxième tiers — sa capacité à surperformer en tournoi est documentée, et sa cote de 25.00 pour le titre peut intéresser les amateurs de paris à rendement élevé. Le troisième tiers (Tchéquie, Bosnie-Herzégovine, Suède) rassemble des sélections qualifiées via les playoffs UEFA de mars 2026, dont la présence tient autant au format élargi qu’à leur niveau intrinsèque.

L’absence de l’Italie est le fait marquant du volet européen. Quatre fois championne du monde, la Squadra Azzurra a échoué en qualifications pour le troisième Mondial consécutif — une série noire historique qui interroge la capacité de la fédération italienne à régénérer ses talents. Pour le Mondial 2026, l’UEFA reste la confédération la plus représentée mais aussi celle dont l’hétérogénéité est la plus marquée: entre la France et la Bosnie-Herzégovine, le fossé de niveau est comparable à celui qui sépare l’Argentine de la Jordanie. Cette hétérogénéité est un paramètre clé pour les paris sur les phases de groupes à dominante européenne.

Autres confédérations

La CONMEBOL (Amérique du Sud) envoie six sélections, un record pour la confédération dans ce format. L’Argentine de Scaloni, championne du monde et double championne de la Copa América (2021, 2024), arrive en tant que tenante du titre avec un effectif renouvelé autour de Julián Álvarez, Enzo Fernández et Alexis Mac Allister. Le Brésil, absent du dernier carré depuis 2014 sur son propre sol, vit une renaissance sous la direction de joueurs formés dans le circuit européen. L’Uruguay de Marcelo Bielsa, double champion du monde historique (1930, 1950), représente un outsider crédible dans le Groupe H aux côtés de l’Espagne. La Colombie, le Paraguay et l’Équateur complètent un contingent sud-américain solide et homogène, habitué à la pression des compétitions intercontinentales.

L’Afrique (CAF) vit un moment historique avec 9 sélections — presque le double de 2022. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, est la tête d’affiche, mais l’Égypte (portée par Salah), le Sénégal (champion d’Afrique 2022), la Côte d’Ivoire (championne d’Afrique 2024) et l’Algérie forment un bloc compétitif qui peut créer des surprises. L’Afrique du Sud, le Ghana, la Tunisie et la RD Congo ajoutent de la profondeur.

L’Asie (AFC) envoie 8 représentants, un record. Le Japon et la Corée du Sud sont les têtes de série, avec des effectifs qui évoluent majoritairement dans les grands championnats européens. L’Iran, l’Australie et l’Arabie saoudite sont des habitués. Le Qatar, pays hôte en 2022, revient grâce à la qualification AFC. L’Irak, qualifié via le playoff interconfédéral, et l’Ouzbékistan, débutant, complètent la délégation asiatique.

La CONCACAF (Amérique du Nord et Centrale) profite de l’organisation sur son territoire avec 6 places. Les trois pays hôtes (États-Unis, Mexique, Canada) sont qualifiés automatiquement. Le Panama, présent pour son deuxième Mondial après 2018, Haïti et Curaçao complètent un groupe géographiquement avantagé par la proximité des stades. La Nouvelle-Zélande est le seul représentant de l’OFC (Océanie), qualifié grâce à la place garantie pour la confédération dans le format à 48.

Les quatre débutants

Il y a quelque chose de profondément émouvant dans un premier Mondial. J’étais à Doha en 2022 quand le Canada a joué son premier match de Coupe du Monde en 36 ans — l’émotion dans le stade était palpable, même pour les neutres. En 2026, quatre sélections vivront cette expérience pour la première fois de leur histoire.

Curaçao (Groupe E) est le plus petit pays jamais qualifié pour une Coupe du Monde par la population. Ses 150 000 habitants — moins que la ville de Luxembourg — ont produit une équipe construite autour de joueurs nés ou formés aux Pays-Bas, exploitant les règles de double nationalité. Leur parcours qualificatif en CONCACAF a été remarquable, mais le Groupe E (Allemagne, Côte d’Ivoire, Équateur) ne laisse guère d’espoir de qualification. Le marché des paris reflète cette réalité: la cote de Curaçao pour sortir du groupe dépasse 20.00.

Cabo Verde (Groupe H) est un autre micro-État insulaire dont la qualification a surpris le continent africain. L’archipel de 500 000 habitants, au large de la côte ouest-africaine, a devancé le Nigeria en qualifications CAF — un exploit comparable à celui de l’Islande éliminant les Pays-Bas en qualifications de l’Euro 2016. Dans le Groupe H avec l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie saoudite, la marge de manœuvre est étroite, mais leur profil défensif discipliné pourrait produire un nul surprise qui bouleverserait les calculs du groupe.

L’Ouzbékistan (Groupe K) représente l’Asie centrale sur la scène mondiale. Le football ouzbek a progressé régulièrement depuis 15 ans, avec des investissements dans la formation et un championnat national de plus en plus compétitif. Leur Groupe K (Portugal, RD Congo, Colombie) est exigeant, mais l’Ouzbékistan possède des individualités capables de peser — Eldor Shomurodov, passé par la Roma et la Serie A, est un attaquant reconnu en Europe.

La Jordanie (Groupe J) arrive au Mondial avec l’élan de sa demi-finale à la Coupe d’Asie 2024. Face à l’Argentine, l’Algérie et l’Autriche, la Jordanie vise une qualification en tant que meilleur troisième — un scénario réaliste si elle parvient à arracher un nul face à l’Algérie ou l’Autriche. Le gardien Yazeed Ababneh et le milieu Mousa Al-Tamari sont les figures de proue d’une sélection compacte et difficile à manœuvrer.

Équipes surprises à surveiller

Chaque Coupe du Monde a sa sensation. Le Costa Rica en 2014 (quarts de finale depuis le Groupe D avec l’Uruguay, l’Italie et l’Angleterre), le Maroc en 2022 (demi-finales), la Croatie qui atteint régulièrement le dernier carré. Pour 2026, trois sélections méritent une attention particulière des parieurs — pas forcément pour le titre, mais pour des paris de qualification ou de parcours prolongé.

Le Japon est mon outsider favori pour un quart de finale, voire une demi-finale. Les Samouraïs bleus disposent d’un effectif dont la majorité évolue dans les cinq grands championnats européens — Bundesliga, Premier League, Serie A, Liga, Ligue 1. Leur victoire contre l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes au Qatar a prouvé qu’ils ne craignent plus les géants. Dans le Groupe F (Pays-Bas, Suède, Tunisie), le Japon est le deuxième favori et pourrait même viser la première place si les Oranje traversent un trou d’air.

Sélections susceptibles de créer la surprise au Mondial 2026, incluant le Japon, le Maroc et la Turquie

Le Maroc, malgré son statut de demi-finaliste 2022, reste sous-coté par les bookmakers qui estiment que la performance de Doha était une anomalie. Les Lions de l’Atlas ont pourtant confirmé en éliminatoires CAF avec un parcours quasi parfait. Leur Groupe C (Brésil, Haïti, Écosse) est accessible pour la deuxième place, et leur défense — construite autour de joueurs du Real Madrid et du Paris Saint-Germain — est l’une des meilleures du tournoi. Une cote de qualification de groupe à 1.60 semble correcte ; c’est sur le marché « atteindre les quarts » (cote autour de 5.00) que la valeur se situe.

La Turquie (Groupe D avec les États-Unis, le Paraguay et l’Australie) est un outsider européen sous-estimé. Qualifiée via les playoffs UEFA, la sélection turque a rajeuni son effectif avec des talents issus du championnat turc et des clubs européens de premier plan. Arda Güler, la pépite du Real Madrid, est capable de moments de génie qui changent un match. Le Groupe D est l’un des plus ouverts du tournoi — quatre équipes de niveau comparable — et la Turquie a les moyens de terminer parmi les deux premiers.

Grands absents du Mondial 2026

L’Italie. Il faut commencer par là, parce que l’absence de la Squadra Azzurra pour le troisième Mondial consécutif est un événement sismique dans l’histoire du football. Quatre titres mondiaux (1934, 1938, 1982, 2006), championne d’Europe en 2021, et pourtant incapable de se qualifier depuis 2014. Le problème est structurel: la Serie A produit moins de talents italiens qu’auparavant, les clubs privilégient les joueurs étrangers, et la formation nationale n’a pas su s’adapter au football de transition rapide qui domine aujourd’hui.

Au-delà de l’Italie, d’autres absences notables méritent d’être signalées. Le Nigeria, habitué de la Coupe du Monde depuis 1994, a été devancé par Cabo Verde et l’Afrique du Sud dans les qualifications CAF — un résultat qui a provoqué un séisme dans le football nigérian et conduit au remplacement du sélectionneur. Le Chili, demi-finaliste en 2014 et vainqueur de deux Copa América (2015, 2016), a raté sa qualification CONMEBOL, victime d’un renouvellement générationnel mal géré après l’ère Vidal-Sánchez. La Serbie, présente au Qatar en 2022, a échoué dans le groupe UEFA, tout comme le Danemark, quart-de-finaliste en 2022.

Le Pérou, le Cameroun et le pays de Galles sont d’autres absents notables qui auraient pu figurer dans ce Mondial élargi. Le Cameroun, quintuple participant africain, a été éliminé dans une zone CAF devenue férocement compétitive avec neuf places au lieu de cinq. Le pays de Galles, demi-finaliste de l’Euro 2016 avec Gareth Bale, traverse un creux générationnel qui l’a laissé hors des qualifications européennes.

Pour les parieurs, les absences comptent autant que les présences sur le marché des cotes. L’élimination de l’Italie redirige une partie du volume de paris italien vers d’autres sélections (souvent l’Argentine ou l’Espagne, par affinité culturelle), ce qui peut compresser les cotes de ces équipes. L’absence du Nigeria prive le bloc africain d’un de ses représentants les plus médiatisés, mais renforce l’attention portée au Maroc, à l’Égypte et au Sénégal — avec un impact potentiel sur les flux de paris vers ces marchés.

48 équipes, un seul vainqueur le 19 juillet

Ce Mondial 2026 est le plus ouvert de ma carrière d’analyste. Aucun super-favori ne se détache comme le Brésil en 2002 ou l’Espagne en 2010. Le format à 48 équipes de la Coupe du Monde 2026 multiplie les matchs, les configurations et les variables — un terreau fertile pour les parieurs qui maîtrisent la lecture tactique et la gestion de bankroll.

Depuis le Luxembourg, la Coupe du Monde 2026 se vivra principalement à travers le prisme de la Belgique et de la France — deux sélections aux ambitions différentes mais au potentiel réel. Les Diables Rouges visent un dernier coup d’éclat pour leur génération dorée. Les Bleus veulent un troisième titre historique. Ces deux trajectoires narratives alimenteront les conversations, les analyses et les paris de toute la communauté francophone du Grand-Duché pendant 39 jours.

Pour approfondir l’analyse par groupe, consultez la page dédiée aux 12 groupes du Mondial 2026, où chaque poule est décortiquée avec ses cotes de qualification et ses pronostics de sortie.

Combien d’équipes européennes participent au Mondial 2026 ?

L’UEFA envoie 16 sélections, le plus grand contingent du tournoi. Parmi elles: la France, la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Croatie, la Suisse, l’Autriche, la Norvège, l’Écosse, la Suède, la Tchéquie et la Bosnie-Herzégovine.

Quels pays font leurs débuts en Coupe du Monde ?

Quatre sélections disputent leur première Coupe du Monde en 2026: Curaçao (Groupe E), Cabo Verde (Groupe H), Ouzbékistan (Groupe K) et Jordanie (Groupe J). Curaçao est le plus petit pays par la population jamais qualifié pour un Mondial.

L’Italie participe-t-elle au Mondial 2026 ?

Non. L’Italie a échoué en qualifications pour la troisième Coupe du Monde consécutive, après 2018 et 2022. Malgré son titre de championne d’Europe en 2021, la Squadra Azzurra n’a pas réussi à se qualifier via le groupe UEFA ni via les playoffs.

Créé par la rédaction de « Lucdmfootball ».